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Soutenance
On July 9, 2026
Grenoble - Centre ville
Essais sur les répercussions des chocs économiques et politiques sur les états financiers des entreprises
Jury
|
Isabelle GIRERD-POTIN |
Université Grenoble Alpes |
Direction de thèse |
| Anaïs HAMELIN | Université de Strasbourg | Rapporteure |
|
Éric SÉVERIN |
Université de Lille |
Rapporteur |
|
Laurent BACH |
ESSEC Business School |
Examinateur |
| Philippe MADIES | Université Grenoble Alpes | Examinateur |
| Youssef KHOALI | Coface | Invité |
Résumé
La pandémie de COVID-19, en 2020, a gravement perturbé l’économie mondiale et forcé la réorganisation globale des entreprises. Pour faire face à la crise COVID-19, la majorité des gouvernements ont mis en œuvre des dispositifs de soutien aux entreprises. Le programme de Prêts Garantis par l’État (PGE) Français étudié vise à éviter la faillite d'entreprises en assurant la liquidité de celles solvables avant la crise. La reprise de l’activité économique après la crise COVID-19 puis l’escalade de la guerre Russie-Ukraine a provoqué l’inflation majeure des prix des matières premières et des produits énergétiques. Ces travaux analysent comment les coûts des intrants des matières premières ont été répercutés par les entreprises. Cette thèse a pour objectif d’analyser l’impact des chocs économiques et politiques lors de crises sur les états financiers des entreprises en France. A travers des jeux de données inédits, nous étudions divers chocs depuis 2020 et leurs impacts sur les marges de valeur ajoutée des entreprises, leur liquidité, endettement et risque de défaut. Dans un premier article, nous examinons les effets des PGE pendant la crise. Nos résultats mettent en évidence que les entreprises ayant reçu un PGE avaient avant la crise un endettement plus élevé, plus de liquidités et plus de risque de faillite. Les résultats obtenus en utilisant la méthode des doubles différences révèlent que les entreprises bénéficiaires de PGE ont pendant la crise augmenté leur endettement et leur liquidité plus que les autres. Nos travaux montrent que malgré une baisse observée des faillites pendant la crise COVID-19, les entreprises présentent un risque de faillite plus élevé qu’avant la crise et que celles ayant souscrit un PGE ont un risque de faillite qui a plus augmenté que les autres. Dans un second article, nous examinons les effets des PGE après la crise COVID-19 via la méthode des triples différences. Nos travaux montrent qu’à l’issue de la crise, les entreprises bénéficiaires de PGE ont plus de dette à rembourser à court terme que les entreprises non bénéficiaires, mais ne sont pas plus liquides que les non bénéficiaires, questionnant leur solvabilité. Les entreprises bénéficiaires de PGE ont fait deux fois plus défaut entre 2020 et 2025. Les scores n’arrivent pas à capturer d’augmentation significative du risque de défaut. Au regard de cette incapacité des scores à capturer le risque de défaut, nous avons actualisé le score d’Altman et proposons un score actualisé intégrant la pénalité associée au risque PGE. Dans un troisième article nous analysons en période de forte inflation la répercussion des coûts des intrants par les entreprises, via la variation du ratio de valeur ajoutée sur le chiffre d’affaires net. Avec une régression linéaire de panel, nous démontrons que l’inflation du prix des produits agricoles, des métaux et de l’énergie en 2021 et 2022 ont eu un impact significatif sur la marge de valeur ajoutée. Notre analyse montre que les entreprises mieux placées pour répercuter les hausses de coûts présentent une croissance du chiffre d'affaires plus faible, une part d'exportation plus élevée, une rentabilité plus forte, une productivité plus élevée, un endettement plus important, une liquidité plus élevée et une plus grande part d'actifs incorporels. Nous démontrons que les réponses sectorielles varient. Certaines entreprises réussissent à répercuter de manière excessive certaines hausses, augmentant leur marge, comme c’est le cas du secteur de l’alimentation et des boissons. Cette thèse a été réalisée dans le cadre d’un projet de l’entreprise d’assurance-crédit Coface sous contrat CIFRE avec l'Université Grenoble Alpes. Nos travaux visent à aider les décideurs, les institutions, les entreprises et les autres parties prenantes à mieux comprendre les implications des PGE pour les entreprises pendant et après la crise du COVID-19, et les implications de la répercussion des coûts des matières premières en période d'inflation.
Date
10h30
Localisation
Grenoble - Centre ville
Amphithéâtre Gosse, Grenoble INP - Viallet, 46 Avenue Félix Viallet, 38000 Grenoble
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